Son travail porte sur une réflexion sur la liberté et comment celle-ci s’exprime dans nos vies contemporaines.
En 2011, lorsque le printemps arabe a enflammé la côte nord-africaine avant d’atteindre le proche orient, j’ai commencé une série de toiles sur ce qui avait déclenché les événements. Dans cette narration, tous les acteurs sont vierges de visage car j’ai refusé l’idée que le visage pouvait « dire » la vérité en peinture, au contraire, le visage m’a toujours semblé être un masque, un outil de trahison qui individualise ce qui en réalité est commun à tous.
Après avoir passé près de dix ans à travailler la question des itinéraires migratoires en Méditerranée, je me suis intéressé à un phénomène communément appelé la « caravane hondurienne » qui a vu des milliers de personnes quitter leur pays en groupe pour rejoindre l’Amérique du Nord. Cette première étape terminée, elle introduit la seconde partie de ce projet, le jardin d’Éden.
À présent arrivés aux portes des États-Unis, où comme souvent, ceux qui arrivent ne sont jamais les bienvenus, ces marcheurs se confrontent à une dure réalité. Le paradis promis qu’il leur est si proche reste inaccessible. Prisonniers de leur précarité et sans statut, ils ne leur restent plus que le rêve d’un jardin d’Éden fantasmé.