Né en 1966, Philippe Hérard commence à coller ses peintures dans les rues du Nord-Est de Paris à la fin des années 2000 alors que sa carrière de plasticien est déjà amorcée depuis longtemps. L’espace public représente alors un nouveau souffle pour le peintre dont le langage plastique se situe entre effacement et dévoilement.
Les traits à peine esquissés des personnages de ses débuts (les gugusses) ont évolué pour devenir des autoportraits, toujours dotés d’attributs symboliques tels qu’une bouée, une pagaie ou un bonnet de bain. Mis en scène hors contexte, sans nulle présence d’eau, les personnages de Philippe Hérard génèrent une lecture de l’ordre de l’absurde, presque dada.
Ils nous font sourire, ils nous questionnent, à la recherche d’un équilibre peut-être illusoire, perchés par exemple sur un empilement acrobatique de chaises, où la stabilité devient une métaphore illustrée. Alors que Philippe Hérard porte un regard détaché sur la condition humaine dans tous ses états, il donne le titre identique de Cent Titres à chacune de ses œuvres, nous montrant qu’il n’y a pas de lecture unique de son travail.
Philippe Hérard fait aujourd’hui partie des artistes peintres les plus talentueux et les plus actifs de la scène française urbaine